L'histoire du Spitz remonterait à la préhistoire puisque ses caractéristiques correspondent au "chien des tourbières" de l'âge de pierre ainsi qu'au chien des cités lacustres. Le Professeur Theodor Studer de l'Université de Bern affirme que les ossements canins trouvés dans les fouilles archéologiques de lacs suisses (datant pour certains de 4.500 ans avant JC) sont similaires à ceux de nos spitz modernes.  On peut donc affirmer que tous les chiens de type lupoïde ont pour ancêtre le spitz.
Plus tard l'ancêtre de notre spitz actuel a souvent été représenté dans l'art (grec, égyptien, romain), y compris sur des mosaïques de Pompeï.

 



On le trouve représenté dans les enluminures du Moyen Age dites "les très riches heures du Duc de Berry"


 

Tableaux de Thomas Gainsborough

 

En France on l'appelait chien-loup à cause de son type lupoïde marqué.
A partir du 18° siècle on le retrouve dans plusieurs peintures européennes.
En 1793 Georges Stubbs fixe sur la toile Fino le chien du Prince de Galles. Thomas Gainsborough représentera des spitz dans plusieurs de ses toiles ainsi que Burton Barber qui peignit les spitz de la reine Victoria.


 


Fino par Georges Stubbs

 

En 1750 le Comte de Buffon dans sa classification des races canines classe le spitz officiellement comme chien loup, classification reprise par le naturaliste Danois Linné qui précise "Canis Pomeranus" (on n'a jamais su pourquoi).

Au 19° siècle le "chien loup" est très populaire. Il devient chien attitré des postillons, qui le chargent de garder les impériales des diligences, pour empêcher les voleurs de dévaliser les voitures. Il reprend ce rôle en Hollande sur les péniches en Angleterre et en Allemagne pour la garde des fermes et la protection des voituriers. Partout on encense son efficacité dans la garde et son incorruptibilité.
A Paris sa prédisposition à la garde des voitures inspire un journaliste qui propose de la classer dans un genre nouveau le "canis camionensis".

 


Pomeranian 1885

Dès le 19° siècle en France on lui octroie le nom de Loulou, pour devenir en 1895, sous l'égide de la SCC, Loulou d'Alsace puis plus tard Loulou  de Poméranie, donnant ainsi une identité germanique au futur spitz. Très vite ce chien devient populaire, trop populaire.... A force de mélange mal contrôlé la race dégénère quelque peu. Le Loulou devient un chien bruyant, agressif, mal construit, sans fourrure.... Il devient un roquet à la réputation peu sympathique, on l'appelle alors "chien de concierge". Heureusement la cynophilie officielle prend conscience de ce phénomène et pousse les éleveurs à réagir. Cela se fera par des importations de sujets anglais, dont la sélection a continué sans perte de contrôle du type originel. Un travail sérieux est enfin entrepris en France. Ce n'est qu'en 1961 qu'il prendra officiellement son nom moderne de spitz.

 


En 1891 on dénombrait 14 pomeranian d'inscrits à la Cruft's Dog Show. Il faut dire que la Reine Victoria fit dès 1880 la promotion de la race en participant et en gagnant plusieurs expositions canines.

De très nombreux personnages célèbres ont eu des spitz : Martin Luther, Michel Ange, Mozart, Cathrine de Russie, Georges III, Marie Antoinette, l'impératrice Joséphine, l'impératrice Eugénie, Emile Zola, Courteline et plus près de nous Claudia Schiffer....